Les gilets jaunes rouges de honte

Le mercredi 20 avril, la Manche Libre sortait ce petit article faisant suite à une communication des gilets jaunes du bocage virois:

Les gilets jaunes du bocage sont tout de même des cas. Ils considèrent un président élu (qu’on peut tout à fait ne pas aimer) comme un ennemi.

Quelle attitude adopte t-on par rapport à un ennemi ? On lui fait la guerre.

Les mots ont tout de même un sens. Doit on donc craindre d’eux des actions violentes à nouveau ?

Même les différents candidats à la Présidentielle se gardent bien de parler d’adversaire et pas d’ennemi.

Doit-on donc considérer les gilets jaunes comme des ennemis du peuple ?

La question se pose.

Parce que le peuple, ce n’est pas eux. Le peuple, ce sont ceux qui vont voter et décident.

Qu’ils votent donc pour l’amie d’Orban et de Poutine pour voir s’ils pourront manifester tous les samedis pendant des mois.

Les opposants en Hongrie et en Russie ont-ils autant de place dans l’espace public ?

En Hongrie l’opposition a eu droit à cinq minutes de temps d’expression sur la télé publique et en Russie mieux vaut ne pas manifester son opposition de quelque manière que ce soit si on veut éviter de passer quinze ans en prison.

Mais réfléchissent ils si loin ?